Dans les années 1960, le Dr Fraser Mustard, du Sunnybrook Hospital de Toronto, a démontré que les cellules sanguines, appelées plaquettes, dont le rôle est d'assurer la coagulation du sang après une blessure (aspect positif) peuvent, comme dans les cas d'artériosclérose (aspect négatif), être modifiées sous l'influence de certains médicaments tolérés par l'être humain. L'un de ces médicaments, la sulfinpyrazone, est une préparation utilisée pour la goutte, et l'autre un comprimé antidouleur et anti-inflammatoire bien connu, l'aspirine.