Rats & Recherche

Comme  la souris et d’autres rongeurs, les rats constituent plus de 90 pour cent des animaux utilisés par la recherche médicale. L’être humain et le rat étant tous deux des mammifères, ils affichent un certain nombre de similarités au niveau structurel et fonctionnel. Par ailleurs, leur petite taille, les fables coûts liés à leur élevage, la facilité avec laquelle il est possible de les manipuler et la possibilité de les élever en captivité en font d’excellents modèles de laboratoire. La liste ci-dessous fournit des exemples de recherches biomédicales effectuées sur le rat.

CANCER

Le rat a été utilisé dans diverses études sur le cancer car certaines lignées peuvent développer spontanément des cancers ainsi que part induction virale et chimique.

  • Les chercheurs peuvent étudier comment les données génétiques interviennent sur le système immunitaire lorsque le cancer est induit par virus.
  • Les rats permettent d’étudier les composants alimentaires et les produits chimique environnementaux capable de prévenir ou d’induire le cancer.1

INNOCUITÉ DES PRODUITS

Les rats constituent les principaux sujets des tests d’innocuité.  L’un d’entre eux ou test de toxicité chronique répétée est utilisé pour tester différentes substances et leurs effets à long terme. Le test de toxicité reproductive et développementale permet de mesurer les risques d’infertilité ou les effets que certains produits peuvent avoir sur la grossesse.

Les études toxicologiques visant à déterminer si certains produits sont dangereux ou hautement toxiques ont principalement été réalisées sur des rats.

NEUROLOGIE

Les recherches effectuées sur le rat devraient conduire un jour à l’élaboration d’un médicament permettant de réduire ou de prévenir la paralysie permanente à la suite d’une lésion de la moelle épinière. Des chercheurs ont également découvert la protéine qui stimulait la régénération des nerfs lésés. A l’aide de rats dont les nerfs de la moelle épinière avaient été lésés, ils ont stimulé la croissance de nouvelles cellules nerveuses. Cette technique pourra être utile dans le traitement de certains traumatismes et fait naître de nombreux espoirs chez les paraplégiques, les victimes d’accidents vasculaires cérébraux et les personnes atteintes de la maladie de Lou Gehrig et d’autres maladies nerveuses.2

L’effet de la maladie d’Alzheimer humaine a été dupliqué chez le rat après l’injection d’une protéine, la bêta amyloïde, dans le but de ralentir voire d’interrompre les effets de la maladie d’Alzheimer.3

HYPERTENSION/DIABÈTE

Certaines lignées de rats sont vulnérables à l’hypertension, ce qui facilite l’étude des mécanismes de cette maladie et l’élaboration de traitements éventuels contre  l’obésité, le diabète et l’hypertension.4

RECHERCHE DENTAIRE

Le rat est utile à l’étude de la carie. Lorsqu’une bactérie streptococcique est incorporée aux bactéries normales présentes dans la bouche du rat et que les rats sont soumis a un régime riche en sucrose, ils développent des caries dentaires comparables a celles de l’entre humain.

MALADIES INFECTIEUSES

L’étude de l’infection naturelle chez le rat a permis de circonscrire certaines maladies, d’améliorer la sante des colonies de laboratoire et d’étoffer les données de recherche.

Le rat a servi de modèle dans l’étude des infections humaines comme les infections à streptococcus et a salmonella.5

BIOLOGIE REPRODUCTIVE

Grâce au rat, on comprend mieux aujourd’hui les aspects du cycle reproductif ainsi que les effets que l’immunisation des femelles gravides peut avoir sur les fœtus.6

NUTRITION

Les rats permettent d’observer le rapport entre la nutrition et le vieillissement et de chercher à déterminer si des régimes moins riches peuvent augmenter l’espérance de vie.

GREFFE

Les travaux mènes sur le rat ont fait progresser notre compréhension du phénomène de rejet et de l’immunologie des greffes. Les chercheurs étudient le rejet et les aspects génétiques lies aux greffes effectuées sur le pancréas, la peau, le cœur, les reins et la moelle.

Les rats ont également été utilises dans la mise au point des techniques de microchirurgie.

SCIENCE BEHAVIORALE

Depuis la fin du XIXe siècle, les chercheurs utilisent des rats dans le cadre de leurs études béhaviorales et transfèrent les donnes recueillies à l’etre humain. Les expériences menées avec des labyrinthes ont fourni un instrument de recherche capital pour l’étude de l’apprentissage.7

  • Les chercheurs étudient l’intervention des données génétiques sur l’apprentissage et le raisonnement.
  • Le rat permet d’étudier les effets des facteurs psychologiques sur la vulnérabilité à certains maladies.8

BIBLIOGRAPHIE

1 Pour, PM; Groot, K; Kazakoff, K; Anderson, K;  Schally, AV : Effects of high-fat diet on the patterns of prostatic cancer induces in rats by N-nitrosobis (2-oxopropyl) amine and testosterone. Cancers Res 1991Sep 15; 15 (18):4757-61.

2 Schnell, L; Schwag, ME; Axonal regeneration in the rat spinal cord produced by an antibody against myelin-associated neurite growth inhibitors. Nature 1990 Jan 18; 343(6255):269-72.

3 Kowall, NW; Beal, MF; Busciglio, J;; Duffy, LK; Yankner, BA: An in vivo model for the neurodegenerative effects of beta amyloid and protection by substance P. Proc Natl Aca Sci USA 1991 Aug 15;18(16):7247-51

4 Bishop, SP: Cardiovascular Research. In: Baker, HJ, Lindsey, JR, and Weisbroth, SH (eds.), The Laboratory Rat, Vol. II, Research Applications. Adademic Press, NY, 1980.

5 Givner, LB: Human immunoglobulins for intravenous use: comparison of available preparations for group B streptococcal antibody levels, posonic activity, and efficacy in animal models. Pediatrics 1990 Dec; 86(6):955-62.

6 Fox, RR, and Crary, DD: Gill, TJ III; Kunz, HW and Bernard, CF. Maternal-fetal interaction and immunological memory. Science 172:1346-1348, 1971.

7 Small, WS: An experimental study of the mental processes of the rat. Am J. Psychol. 11:80-100, 1900.

8 Ader, R: Psychological factors in comparative biomedical research. In: animal Models for Biomedical Research. Washington, D.C.: Naatl. Acad. Sci., 1970, vol. 3, p. 91-102.