Primates & Recherche

Les primates ne représentent qu’un tiers de 1 pour cent des animaux utilisés pour la recherche. Cependant, pendant las deuxième moitié de ce siècles, les recherches effectuées sur les primates on abouti a des percées médicales capitale notamment dans le traitement de la polio et de la maladie du group érythrocytaire Rh nu. L’élaboration de vaccins a fait passer les cas de polio aux États-Unis de 58 000 à un ou deux par an. L’élaboration d’immunologlbuline Rh a ramené a moins de 16 pour 10 000 les bébés atteints de la maladie du groupe érythrocytaire Rh nul.

SIDA

Les chercheurs apprennent à comprendre le fonctionnement du virus d’immunodéficience humaine (VIH) en étudiant son homologue chez les primates, le virus d’immunodéficience simien (VIS).1 Le modèle VIS est utile a l’expérimentation de médicaments destines à lutter contre le sida. Par ailleurs, le virus VIH survit chez certaines espèces de singes, lesquels y survivent. Ce phénomène pourra être utile à l’expérimentation d’un vaccin contre le sida.

CANCER

Les recherches menées sur les babouins ont conduit à l’élaboration d’une technique de séparations cellulaires qui permet d’extraire les cellules cancéreuses de la moelle osseuse sans détruire les cellules saines. Les techniques de différenciation et de transplantation des cellules peuvent aujourd’hui être expérimentées chez l’être humain.2

  • C’est aux chimpanzés que l’on doit l’élaboration d’une nouvelle technique de diagnostic des cancers attribuables à des tumeurs solides.3
  • Le tamarin, singe originaire de Colombie, développe spontanément des inflammations due côlon. Celles-ci sont comparables à celles de l’être humain et peuvent provoquer le cancer du côlon, deuxième cause de décès par cancer aux États-Unis. Des chercheurs étudient le rapport entre ces maladies inflammatoires et le cancer.4

MALADIES CARDIAQUES

Les recherches menées sur le singe ont conduit à l’élaboration de compléments alimentaires visant à traiter l’homocystinurie, maladie qui entraine l’athérosclérose ou blocage des artères et qui est la principale cause de décès dans le monde occidental.5

  • Les babouins sont quant a eux utilises pour l’élaboration de vaisseaux sanguins artificiels par pontage ou pour le remplacement de segments d’artères bloquées par l’athérosclérose.6

MALADIES INFECTIUESES

Plusieurs médicaments sont expérimentés chez le singe en vue de traiter la malaria, maladie parasitaire a qui l’on attribue 2,3 millions de décès par an.7

TROUBLES NEUROLOGIQUES

Des chercheurs utilisent le singe pour mettre au point une technique visant à traiter la maladie de Parkinson, perte progressive du contrôle musculaire dont l’issue est généralement fatale.8

  • Les recherches menées sur les primates ont permis d’identifier l’une des principales caractéristiques de la maladie d’Alzheimer – le foisonnement d’amas de nerfs dans le cerveau des victimes de la maladie.
  • Les primates sont également utilises dan l’étude du rétablissement des fonctions musculaires des membres paralyses a l’issue d’une lésion de la colonne vertébrale.9

TRAUMATISME

Des chercheurs étudient le Macacus rhésus dans le but de minimiser les lésions multiples qui font suite à un choc hypotensif, diminution de la pression artérielle après une hémorragie. Selon les chercheurs, les lésions organiques se produisent dan les quelques minutes qui suivent le rétablissement du débit sanguin, lorsqu’un certain type de globules blancs se fixent aux parois des vaisseaux sanguins et émettent des substances toxiques. Si ce phénomène se produit juste avant le rétablissement du débit sanguin, l’injection intraveineuse d’une substance capable de prévenir la fixation des leucocytes sur la paroi des vaisseaux devrait empêcher l’émission de substances toxiques et éviter de nombreuses lésions. Cette nouvelle technique devrait être prometteuse pour l'être humain.10

NUTRITION

Des chercheurs étudient l’obésité chez le singe dans l’espoir de trouver une méthode permettant de contrôler la prise de poids.11 Le singe sert également de modèle pour l’étude de la carence en taurine qui entraine des problèmes visuels ainsi que de la carence en zinc qui provoque des retards de croissance chez le nourrissons et les fœtus.12

  • Plusieurs chercheurs s’emploient à déterminer si un apport calorique réduit peu ralentir le vieillissement. Ce phénomène a déjà été observe chez les animaux inferieurs. S’il se vérifie chez les primates, cela pourrait donner aux êtres humains la possibilité d’accroitre leur espérance de vie en mangeant moins.

REPRODUCTION

Les recherches menées sur les primates éclairent d’un jour nouveau les causes d’infertilité et fournissent de précieux renseignements sur les moyens d’augmenter les taux de succès de fertilisation in vitro.13

VISION

L’élaboration d’un technique chirurgicale visant à extraire les tissus cicatriciels de la rétine a favorise la régénération des cellules maculaires chez le singe. Cette procédure pourra être appliquée au traitement de la dégénérescence des cellules maculaires de l’être humain que es la principale cause de cécité chez les personnes de plu de 55 ans.

RECHERCHE DENTAIRE

La taille relative et le nombre de dents des primates se comparent à l’être humain. Des chercheurs ont étudie les macaques en vue d’établir le rapport qui existe entre une bactérie spécifique de la croissance de la périodontie qui touche 75 pour cent des adultes et entraine dans 70 pour cent des case la perte des dents. Un médicament non stéroïdien et anti-inflammatoire, le flurbiprofène, s’est montre efficace dan le ralentissement de la progression de la maladie parodontale.14

COMPORTEMENT

Depuis les années 1920, les chercheurs étudient les primates dan le but de mieux comprendre leur capacité de communication. Ils on découvert que les chimpanzés et d’autres singes pouvaient apprendre les langues et les utiliser. Ces résultats on été appliqués a l’élaboration d’un langage spécial pour les enfants atteints de retard mental grave ainsi que pour les jeunes adultes aves peu ou aucune compétence linguistique. Un système de symboles sur clavier informatise permet aujourd’hui a ces personnes de communiquer entre elles.

Parmi les autres études sur les primates figurent les effets de la pollution sur les nourrissons, la recherche sur la sclérose en plaques, le syndrome de Down, les maladies du foie, la toxicomanie et le retard mental.

BIBLIOGRAPHIE
1 Fultz, PN ; McClure, HM; Anderson, DC; et al : Isolation of a T-lymphotropic retrovirus from naturally infected sooty mangabey monkeys (Cerocebus atys). Proceedings of the National Academy of Science, 83:5286-5290, 1986.
2 Berenson, RJ; Andrews, RG; Bensigner, WI; et al: Antigen CD34+ marrow cells engraft lethally irradiated baboons. Journal of Clinical Investigation 81: 951-955, 1988.
3 Metzgar, RS; Borowitz, MH; Hollingsworth, MA; et al: Monoclonal antibody assays for pancreatic cancer. In Cancer Diagnosis In Vitro Using Monoclonal Antibodies. Kupchik, H (ed.) Marcel Dekker, Inc., 169-193, 1988.
4Madar, JL; Structural characterization of spontaneous colitis in cotton-top tamarins (Sanguinus Oedipus). Digestive Diseases and Sciences 30:52S-53S, 1985.
5Malinow, MR: Hyperhomocysteinemia, a common and easily reversible risk factor for atherosclerosis. Circulation, 81 2004-2006, 1990.
6Clowes, AW: Arterial wall response to injury and healing. Journal of Vascular Surgery 9:373-375, 1989.
7Krotoski, WA; Garmham, PCC; Cogswell, FB; et al: Observations on early and late post-sporozoite tissue stages in primate malaria IV, pre-erythrocytic schizonts and/or hypnozoites of chesson and North Korean strains of Plasmodium vivax in the chimpanzee. American Journal of Tropical Medicine and Hygiene 35:263-274, 1986.
8Bakey, RAE; Barrow, DL; Fiandaca, MS; et al: Biochemical and behavioural correction of MPTP Parkinson’s like syndrome by fetal cell transplantation. Annals of the New York Academy of Sciences 495:623-640, 1987.
9Kennedy, PR: the cone electrode: A long-term electrode that records from neuritis. Society of Neuroscience Abstracts 14:1261, 1988.
10Vatner, SF; Patrick, TA; Knight, DR; Manders, WT; Fallon, JT: Effects of a calcium channel blocker on response of blood flow, function, arrhythmias And extent of infarction following reperfusion in conscious baboons. Circulation research 62:105-115, 1988.
11Kennitz, JW; Goy, RW; Flitsch, TJ; Lohmiller, JJ; Robinson, JA: Obesity in male and female rhesus: Fat distribution, glucoregulation and androgens. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 69:287-293, 1989.
12Golub, MS; Gershwin, ME; Hurley, LS; Cheung, ATW and Hendrickx, AG: Effects of marginal dietary zinc deprivation on the development of rhesus monkey infants. Federation Proceedings 44:932.
13Wolf, DP; Vande Voort, CA; Meyer-Hass, GR; Zelinski-Wooten, MB; Hess, DL; Baughman, WL; Stouffer, RL: In vitro fertilization and embryo transfer in the rhesus monkey. Biology of Reproduction 41:335-346, 1989.
14Oregon Regional Primate Research Center: “Toward Better Health”, Primate News Vol. 24 (Fall 1990).