Histoire Vraie

Histoire vraie: Tout ce qu’il faut savoir sur les animaux et la recherche médicale. Un monographie illustré en couleurs qui résume les nombreux aspects se rapportant à l'utilisation des animaux dans la recherche médicale. Publication disponible et téléchargement gratuit ici.

Faits

Depuis 1900, la durée de vie moyenne est passée de 45 à 80 ans, grâce surtout au progrès réalisé dans le domaine biomédical qui repose sur des études faites avec les animaux.

La recherche sur les animaux sert non seulement aux milliers d’enfants gravement malades, mais aussi aux millions d’enfants qui NE SONT PAS malades parce qu’ils ont été vaccinés contre la poliomyélite, la rougeole, la coqueluche, la diphtérie et le tétanos.

Nous survivons pour la plupart, sans séquelle, aux infections streptococciques de la gorge, des oreilles, aux bronchites et pneumonies parce que des antibiotiques ont été mis au point avec l’aide des animaux de laboratoire.

En général, les gens aiment les animaux.  Nous adorons nos animaux de compagnie, nous visitons les zoos, regardons des documentaires sur la faune et des films mettant en vedette des animaux.  Nombre d’entre nous soutenons les efforts déployés pour la sauvegarde des espèces menacées.

Par ailleurs, nous prenons soin de notre santé et nous soucions de celle de nos enfants, de nos parents, de nos amis et de nos voisins.  Nous courons chez le médecin quand nous sommes malades.  La plupart d’entre nous faisons vacciner nos enfants contre les maladies infantiles.

Nous prêtons attention au progrès de la médecine : découvertes scientifiques sur les causes et la prévention du cancer et des maladies de cœur nous fascinent; nouveaux médicaments pour soigner les maladies graves, nouvelles techniques chirurgicales pour corriger les malformations congénitales, réparer ou remplacer des organes vitaux tels que les reins; nouveaux tests et moyens diagnostiques utilisés pour dépister une maladie à l’état précoce lorsque les chances de guérison sont les meilleures.

Presque toutes les connaissances acquises dans le domaine médical et les traitements médicaux, et certainement toutes les découvertes médicales majeures du siècle dernier, sont le fruit de la recherche sur les animaux.

L’utilisation d’animaux dans la recherche biomédicale est due fondamentalement à l’absence d’autres moyens concrets nous permettant de continuer la lutte pour sauver des vies humaines.

Il n’est certes pas toujours facile de concilier notre amour pour les animaux et la nécessité de faire des études approfondies sur certains animaux de laboratoire.  Cependant, une meilleure connaissance des faits sur la recherche biomédicale et du rôle important que les animaux de laboratoire continuent de jouer dans l’amélioration de notre vie quotidienne nous aidera à mieux évaluer la situation.

Pourquoi utiliser des animaux?

Pratiquement tous les progrès importants réalisés dans le domaine biomédical reposent sur des études initiales faites avec des animaux.  Dans le domaine biomédical, les chercheurs souhaitent :

Comprendre le fonctionnement de l’organisme

Pour réparer le moteur d’une voiture qui surchauffe, il faut d’abord connaître son bon fonctionnement.  On pourra ensuite saisir le problème et y remédier.  Les médecins aussi doivent comprendre comment notre organisme fonctionne avant de pouvoir établir ce dont nous souffrons.  Et leur compréhension des multiples fonctions de l’organisme découle des découvertes scientifiques faites à partir des animaux utilisés en recherche.

Étudier les maladies

Les animaux contractent un grand nombre de maladies dont nous sommes aussi atteints.  Ils servent donc de modèles à l’étude de ces maladies.  Les lapins souffrent de spina-bifida et de fente palatine, et les chiens sont parfois atteints de troubles sanguins tels que l’hémophilie.  Ces deux espèces animales contribuent donc aux recherches dans ces domaines.  Ces animaux nous permettent de découvrir les effets de ces maladies sur notre organisme, comment notre système immunitaire y réagit, qui est susceptible d’en être atteint, etc.

Tester toutes les formes de traitement possible

Qu’il s’agisse de substances médicamenteuses ou de techniques chirurgicales novatrices, toutes les formes de thérapies sont testées sur des animaux pour s’assurer de leur innocuité.  Les grands progrès comme les diagnostics basés sur la radiographie, l’implantation de dispositifs comme les stimulateurs cardiaques, les hanches artificielles et les additifs alimentaires – nous les savons fiables et sécuritaires parce qu’il y a des animaux de recherche.

Animaux contribuant à la recherche biomédicale

Les chercheurs ont besoin de modèles ayant la condition qu’on étudie chez les humains.  Plus de 250 maladies courantes sont communes aux humains et aux animaux.  Par exemple, des travaux primés par le Nobel portant sur les problèmes optiques ont été poursuivis avec des chats parce que certains parfois, souffrant de strabisme, ont aussi « des yeux croches ».  Porcs, anguilles, pigeons et mêmes insectes sont de précieux collaborateurs des chercheurs médicaux.  Voici quelques animaux qui aident les chercheurs :

Souris, rats

Ce sont les espèces les plus utilisées au Canada.  La courte durée de vie des souris et des rats les rend appropriés pour l’étude sur le vieillissement.  Comme le taux de reproduction des rongeurs est rapide, les investigateurs peuvent voir l’impact d’une drogue sur les générations subséquentes.  Les vaccins contre plusieurs maladies dont la coqueluche ont été mis au point et testés sur des souris.  Ces dernières ont contribué à la recherche sur la dystrophie musculaire, la fécondation in vitro, la maladie de Hodgkin… la liste est longue.

L’utilisation des rongeurs est de grande importance dans la recherche biomédicale parce que leur physiologie et leur variante génétique ressemblent de près à celles des humains.  Les résultats du séquençage et de l’étude de plus de 95% du génome de la souris faits en 2002 démontrent que 90% des gènes associés aux maladies des souris sont identiques à ceux des humains.  Étudier le fonctionnement des gènes chez les souris est une façon sûre de comprendre le rôle des gènes dans la santé et la maladie humaines.

Aussi, les chercheurs médicaux ont appris à produire des souris modifiées génétiquement de façon à calquer les maladies humaines.  Les rongeurs dits « knock-out » et transgéniques permettent aux chercheurs d’observer la progression de maladies telles le cancer, la fibrose cystique, la dystrophie musculaire et les légions médullaires.  Les animaux vont aussi permettre aux investigateurs de tester d’éventuels traitements thérapeutiques.

Poissons

Les poissons modèles sont fiables pour évaluer l’impact des substances chimiques dans l’environnement et leurs effets sur les organismes qui y vivent.  Le dard-perche s’avère une espèce de grande valeur comme modèle animal pour étudier les premières phases du développement et de la génétique des vertébrés.  Ils sont également utilisés pour voir comment l’environnement et les substances chimiques agissent sur le développement normal de l’être humain.

Chats

La leucémie est la maladie la plus sévère qu’ont en commun les chats et les êtres humains.  Chez les chats, elle est causée par un rétrovirus ressemblant à celui du SIDA.  Des vaccins récemment mis au point contre la leucémie féline pourraient servir de modèle à un vaccin contre le sida.  Depuis 1898, les chats sont utilisés pour étudier les émotions, la surdité, les blessures modulaires, la chirurgie des cataractes, le lupus, le cancer du sein et tant d’autres maladies.   Ces problèmes sont répandus chez les chats et ces derniers vont aussi bénéficier de la recherche biomédicale.

Chiens

La fonction cardiaque du chien est très semblable à celle de l’être humain.  Dans les années 1600, William Harvey étudia les battements du coeur et la circulation sanguine.  En 1665, Richard Tower fut le premier à réaliser une transfusion sanguine chez des chiens à l’aide de tubulures et de tubes en argent.  Un an plus tard, Sir Christopher Wren injecta des médicaments par voie intraveineuse à des chiens, démontrant ainsi qu’il était possible d’administrer des médicaments plus rapidement et de sauver des vies humaines de façon plus efficace.

Du fait que l’incidence des maladies rénales est élevée chez les chiens, ces animaux constituent des sujets de premier choix pour la recherche dans ce domaine.

La première greffe de rein réussie a été réalisée sur des chiens à l’université Harvard vers la fin des années 1950.  Les chiens contribuent actuellement à l’avancement de la recherche sur le rejet des organes greffés.

Les hanches et les articulations artificielles implantées chez les personnes handicapées, les blessés et les personnes âgées ont été conçues et testées sur des chiens.

Le traitement le plus commun pour soigner les cataractes chez l’être humain, les lentilles intraoculaires, a été mis au point sur des chiens.  D’ici peu, ces derniers nous aideront à découvrir des moyens de soigner le diabète, le cancer, les calculs biliaires, l’emphysème, l’hémophilie, le lupus et bien d’autres maladies.

Singes et primates nous ont permis d’en savoir davantage sur les maladies humaines

Singes

Les similitudes existant entre l’être humain et le singe constituent un avantage considérable pour la recherche biomédicale.  Le Dr Bruce Chown et son équipe de chercheurs du Manitoba ont été parmi les premiers à administrer un traitement contre la maladie du groupe Rh sur des singes Rhésus.  Grâce aux singes et aux primates, nous avons acquis certaines connaissances sur le langage et le comportement, les maladies de Parkinson et d’Alzheimer, le syndrome de détresse respiratoire, la chirurgie intra-utérine et davantage.  L’utilisation de primates non humains a rendu possible l’étude de maladies comme le sida, la malaria, la parodontopathie, le vieillissement et la maladie de Parkinson.

Provenance des animaux de laboratoire

Plus de 60% des animaux utilisés en recherche biomédicale sont des rats et des souris spécifiquement produits par les chercheurs ou provenant de fournisseurs réputés.  Les chercheurs ont appris à produire des souris modifiées génétiquement pour calquer certaines maladies humaines.  De nos jours, ces rongeurs, que les chercheurs ont eux-mêmes produits ou obtenus de spécialistes fiables, représentent la grande majorité des souris utilisées en recherche médicale.

Certains animaux abandonnés par leurs propriétaires, et sans foyer d’adoption, sont voués à la mort dans des fourrières surpeuplées.  Ces animaux de fourrière sont un bon élément en recherche médicale parce que, d’un point de vue génétique, ils sont de diverses origines et, contrairement aux animaux produits par les chercheurs, ils sont de tous âges.  La plupart des animaux de fourrière servent à la formation des vétérinaires et des techniciens en santé animale, et sont souvent pris en adoption à la fin de l’année scolaire.  L’utilisation des chiens en recherche a considérablement diminué depuis 1975.

Les primates non humains (singes), et les chats et chiens produits pour la recherche, proviennent de fermes d’élevage spécialisées en la matière.

Nous aimons les animaux

Le Canada est le premier pays à avoir fondé un Comité de protection des animaux (CPA) implanté dans tous les centres de recherche.

En 1968, des scientifiques et des militants préoccupés par la protection et l’utilisation des animaux d’expérience au Canada ont formé le Conseil canadien de protection des animaux (CCPA).  Ce conseil, de réputation internationale, travaille de concert avec les universités, les collèges, les organismes bénévoles, le gouvernement fédéral, l’industrie des produits pharmaceutiques et la Fédération des sociétés canadiennes d’assistance aux animaux afin de mettre au point des directives concernant la recherche sur les animaux.

Tous les centres canadiens de recherche, y compris les opérations commerciales et les agences gouvernementales utilisant des animaux, répondent aux normes énoncées dans le "Manuel sur le soin et l’utilisation des animaux d’expérimentation", et aux politiques du CCPA.

Comités de protection des animaux

Le Canada est le premier pays à avoir créé un comité (canadien) de protection des animaux (CCPA) implanté dans tous les centres de recherche qui utilisent des animaux à des fins d’enseignement ou d’essais.  Le CCPA supervise la protection et l’utilisation des animaux de laboratoire par le biais des CCPA, qui regroupent des vétérinaires, des scientifiques et des représentants de la profession, la plupart d’entre eux fort concernés par le bien-être des animaux.

Le CCPA supervise la protection et l’utilisation des animaux de laboratoire.

 

Les Comités de protection des animaux évaluent toutes les recherches faisant appel à des animaux.  Plus précisément, leur rôle consiste à :

⋅  Examiner si l’utilisation d’animaux est nécessaire

⋅  Évaluer les principes d’éthique régissant les études proposées

⋅  Approuver les activités qui nécessitent l’utilisation d’animaux avant le début du projet

⋅  Établir et superviser les méthodes utilisées pour s’assurer que les animaux ne souffrent pas inutilement et, au besoin, soient mis à mort avec humanité

⋅  S’assurer que les animaux de laboratoire reçoivent des soins vétérinaires appropriés, administrés par un personnel compétent.

L’utilisation de méthodes pouvant présenter un potentiel de souffrance est examinée minutieusement par les Comités de protection des animaux.  Ces comités ont le pouvoir d’ordonner l’arrêt immédiat de toute recherche condamnable.  Ils s’assurent également que les chercheurs, les étudiants diplômés et le personnel prenant soin des animaux ont reçu une formation appropriée.

Depuis 2003, tout le personnel impliqué dans la recherche, l’enseignement ou les projets de tests impliquant des animaux doivent suivre une formation spécialisée.  Les laboratoires de recherche sont tenus dans l’obligation d’embaucher des préposés aux soins animaux ayant acquis une formation approfondie en la matière et, bien souvent, des cours additionnels en soins vétérinaires leur sont offerts.

Évaluation du CCPA

Le CCPA visite à l’improviste les comités de protection des animaux afin d’évaluer leur efficacité et la collaboration établie avec le centre de recherche.  Tous les trois ans, ou moins selon le mandat prescrit, le CCPA planifie une visite pour évaluer si les centres de recherche se conforment aux directives sur le soin et l’utilisation des animaux d’expérience.  Les institutions jugées en conformité avec les lignes directrices du CCPA, à deux reprises consécutives lors des visites trisannuelles, peuvent être mutées à un programme d’évaluation sur 5 ans.  Ces institutions demeurent sujettes à des inspections surprises.

Si un projet ou un centre ne répond pas aux normes fixées par le CCPA, des rectifications doivent être prises dans un délai de six mois au risque de voir les fonds de recherche retirés ou gelés par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ou le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG).

La cruauté envers les animaux est un crime puni par la loi au Canada.  Les animaux dans les centres de recherche sont protégés par la Loi sur les maladies et la protection des animaux.  En Ontario et en Alberta, des lois spécifiques régissent les animaux d’expérience.

MYTHE contraire aux FAITS     On inflige de grandes souffrances physiques et morales aux animaux de laboratoire

Dans la plupart des projets de recherche, les animaux ne sont exposés à aucune douleur.  Dans un très faible pourcentage d’expériences pouvant occasionner des douleurs, les animaux sont protégés par des anesthésiques, des tranquillisants ou des analgésiques.  Seules quelques expériences, par exemple, celles réalisées pour étudier la douleur, ne permettent pas d’utiliser ces médicaments car ils pourraient fausser les résultats de la recherche.  Ces études sont rigoureusement supervisées par les comités de la protection des animaux du CCPA.

MYTHE contraire aux FAITS     Les scientifiques ne se soucient absolument pas du sort des animaux de laboratoire.

Tout chercheur médical se soucie du bien-être des animaux de laboratoire pour des raisons humaines aussi bien que scientifiques.  Les animaux qui sont mal nourris, élevés dans de mauvaises conditions sanitaires, maltraités ou en détresse constituent de mauvais sujets de recherche.  Ils ne fournissent pas des données scientifiques fiables.  Aucun scientifique ne peut s’attendre à obtenir des résultats précis s’il utilise des animaux élevés dans de telles conditions.  Ainsi, la qualité de vie des animaux de laboratoire est une préoccupation importante pour les chercheurs dans le domaine médical.

MYTHE contraire aux FAITS     La plupart des recherches effectuées sur les animaux de laboratoire sont inutiles.

En plus des pressions exercées sur les scientifiques sur le plan humanitaire, ceux-ci doivent faire face à des pressions économiques contre l’utilisation d’animaux de laboratoire et d’autres moyens de recherche jugées inutiles.  Seuls des fonds limités sont accordés à l’étude des nombreux problèmes de santé chez l’être humain.  Les organismes de financement doivent restreindre leur aide à des études bien conçues qui permettront d’acquérir de nouvelles connaissances sur l’organisme humain et de trouver les causes de certaines maladies, leurs remèdes ainsi que les moyens de les prévenir.  Le Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), qui sont les deux organismes de financement les plus importants du Canada, exigent qu’une bibliographie scientifique détaillée accompagne toutes les demandes de subvention afin d’éviter que des chercheurs effectuent des travaux ayant déjà fait l’objet de recherches antérieures.

MYTHE contraire aux FAITS     D’autres méthodes de recherche peuvent remplacer les animaux utilisés pour la recherche biomédicale.

Les scientifiques n’utilisent des animaux pour la recherche biomédicale que lorsque cela est nécessaire.  Au fil des ans, les scientifiques ont mis au point de nombreux essais n’utilisant pas d’animaux qui complètent ou, dans certains cas, remplacent les études sur des animaux vivants.  Malheureusement, ces essais sont limités.

Les scientifiques utilisent des modèles informatiques pour déterminer l’action de nouveaux médicaments sur notre organisme.  Mais un ordinateur ne peut traiter que des informations déjà connues.  Seuls les modèles animaux peuvent nous aider à dévoiler les mystères de notre organisme.  Peut-être qu’un jour, les ordinateurs reproduiront toutes les fonctions complexes de l’organisme... mais ce n’est pas encore le cas.

Les cultures de tissus et de cellules d’animaux (essais in vitro) peuvent aider les scientifiques à déterminer la toxicité ou les effets bénéfiques éventuels d’un nouvel agent chimique.  Chaque année, le CCPA subventionne un programme d’enseignement des techniques de culture des tissus destiné aux étudiants diplômés et aux chercheurs.  Cependant, les cellules isolées réagissent souvent différemment de l’ensemble de notre organisme.  Les cultures de tissus n’ont pas de système nerveux; on ne peut mesurer la pression sanguine dans une éprouvette.  Les nouveaux produits doivent être testés sur des systèmes vivants ayant une interaction les uns avec les autres avant que des êtres humains et des animauxpuissent les utiliser.

Comme c’est le cas pour toutes découvertes scientifiques, la mise au point de techniques de recherche pouvant remplacer, réduire ou raffiner les études faites avec les animaux de laboratoire exige beaucoup de temps avant d’être validées scientifiquement et reconnues par les agences de réglementation.

Pourquoi tester les nouveaux médicaments?

À la fin du siècle dernier, de nombreux élixirs promettaient des guérisons miraculeuses.  Le sirop de Mme Winston contenant de la morphine produisait un effet calmant.  La préparation de Shiloh utilisée dans les cas de tuberculose calmait la toux grâce à  l’héroïne qu’elle contenait.

En 1937, un sulfamide antibactérien sous forme liquide fut vendu pour la première fois aux États-Unis.  La préparation qui n’avait pas été testée, était composée d’éthylène glycol (antigel) car les sulfamides ne se dissolvent pas bien dans l’eau.  Ce produit fut responsable de la mort de 107 personnes, la plupart des enfants.  Cette tragédie aurait pu avoir lieu au Canada.  À cette époque, les fabricants n’étaient pas contraints de prouver l’innocuité de leurs nouveaux médicaments avant leur mise en marché.

Aujourd’hui, tous les nouveaux médicaments doivent faire l’objet d’essais rigoureux fixés par la Direction des produits thérapeutiques du Santé Canada afin de s’assurer qu’ils ne présentent aucun danger.  Il peut s’écouler quinze ans entre la mise au point d’un nouveau produit et sa commercialisation.  Seule une découverte sur 3 000 est un succès.

Au cours du long processus de mise à l’épreuve d’un nouveau produit, les fabricants de produits pharmaceutiques et le gouvernement travaillent de concert afin d’établir son innocuité.  L’entreprise de produits pharmaceutiques effectue des essais à trois niveaux (essais in vitro, in vivo et cliniques) et le gouvernement vérifie que le nouveau médicament est bien passé par toutes les étapes nécessaires.

Toutes les étapes d’essais sont-elles nécessaires?

Les méthodes modernes d’essai des médicaments n’ont pas été élaborées rapidement, mais elles ont été mises au point et perfectionnées depuis la promulgation de la Loi des spécialités pharmaceutiques ou médicaments brevetés de 1909.  Le corps humain est complexe et réagit de façon imprévisible à tout nouveau médicament.  La loi exige donc que toutes les découvertes biomédicales soient testées au préalable pour éviter que des êtres humains meurent ou subissent des effets nuisibles.

Les chercheurs savent que les épreuves de laboratoire in vitro ne peuvent à elles seules fournir des renseignements suffisamment valides pour convaincre nos agences gouvernementales (par exemple, Santé Canada) qu’un médicament ne présente aucun danger.  En effet, la culture de cellules isolées dans des éprouvettes n’a rien de commun avec le fonctionnement global de notre organisme.  Les épreuves in vitro ne peuvent pas mettre en évidence les interactions complexes qui ont lieu dans notre organisme et elles ne permettent donc pas de prévoir de façon appropriée notre réaction à un nouveau médicament.

Tout agent chimique mis au point dans le but d’aider l’humanité est potentiellement mortel.  Qu’il s’agisse d’un agent chimique utilisé occasionnellement ou régulièrement comme médicament, d’un additif alimentaire ou d’un produit industriel ou agricole, il doit subir des essais visant à déterminer ses effets nocifs sur les êtres humains.  Dans les centres antipoisons, les médecins peuvent déterminer une dose excessive ou traiter une intoxication accidentelle grâce aux épreuves de toxicité aiguë effectuées sur des animaux.

Tests de toxicité

Les tests de toxicologie vont déterminer le potentiel létal d’une nouvelle substance chimique et la concentration à partir de laquelle son utilisation reste sécuritaire pour l’humain ou l’animal.  Tenant du fait, surtout, que les substances chimiques couramment employés en industrie et en agriculture sont passablement toxiques, les tests de toxicologie sont des points de références indispensables pour réduite et prévenir les empoisonnements violents.  Le médecin pourra identifier les symptômes de l’empoisonnement et mieux soigner les travailleurs exposés s’il sait à quel degré d’exposition telle substance chimique comporte un potentiel de toxicité.  Aussi, il faut procéder à des tests de toxicité pour établir l’innocuité d’une nouvelle substance utilisée comme additif alimentaire, produit ménager et médicament pour usage humain ou vétérinaire.  Les essais sont faits pour déterminer si le composé chimique cause des dommages à l’organisme (réversibles/irréversibles) et si l’exposition à ce composé chimique provoque le cancer, des dommages génétiques ou des mutations et des anomalies congénitales.  Suivant la loi, ces tests sont obligatoires.

Il faut des tests spécifiques pour cibler les voies principales d’exposition (bouche, peau, yeux).  Ces tests requièrent la présence d’animaux de recherche, bien que les chercheurs aient fait de grandes avances pour réduire le nombre d’animaux impliqués dans le processus expérimental.  La mise au point de nouveaux tests de toxicité a permis de réduire grandement le nombre d’animaux utilisés, comparés aux tests traditionnels tel le LD-50 par exemple, alors que d’autres tests ont été raffinés pour diminuer la souffrance ou l’inconfort.  Les chercheurs ont aussi mis au point des méthodologies qui visent à réduire l'utilisation des animaux et même à les remplacer.  Par exemple, une présélection non animale va établir qu’une nouvelle substance chimique est corrosive, le cas échéant, les tests stoppent complètement.  De tels types de présélection, récemment mis au point pour évaluer l’innocuité oculaire, pourraient réduire de quelque 10% ou plus l’utilisation des animaux pour les tests sur les yeux.

Parcours d’un nouveau médicament

Laboratoire de recherche

La mise au point d’un produit chimique est le résultat de nombreuses années de recherche fondamentale.

Études précliniques in vitro et in vivo (3 à 5 ans)

Le nouveau médicament atteint-il le mécanisme biologique ciblé?  Sous quelle forme sera-t-il le plus efficace (en comprimé, gélule, sirop, injection, etc.)?

Quel mécanisme enclenche-t-il?  Quelles en seront la dose et la fréquence idéales?  Combien de temps faut-il à l’organisme pour l’éliminer?

Est-il sécuritaire?  Un effet négatif survient-il sur d’autres cellules ou organes du corps?  À quelle dose un effet adverse à court ou à long terme risque-t-il d’advenir?  Y aura-t-il un effet sur les générations futures (tests de reproduction).

Direction générale des produits de santé et des aliments (30 jours)

Cette agence gouvernementale révise la documentation décrivant les résultats des essais de laboratoire cliniques et pré cliniques.  S’ils sont concluants, la compagnie recevra l’autorisation d’enclencher une recherche clinique impliquant des patients.

Épreuves cliniques (êtres humains - 5,5 à 8 ans)

1e phase : Quels sont les effets du médicament sur les sujets volontaires sains?  Comment est-il absorbé, réparti et éliminé par l’organisme?

2e phase : Le médicament est-il efficace contre la maladie chez un nombre limité de sujets?  Est-il sans danger?  Quelle est la posologie appropriée?  À quelle fréquence les patients doivent-ils le prendre?

3e phase : Le médicament est-il efficace chez un groupe important de sujets atteints de la maladie?  Quelle est la fréquence des effets secondaires néfastes?

4e phase : Quels effets a-t-on noté chez les patients après la commercialisation du médicament?  A-t-on observé une interaction rare ou inhabituelle avec d’autres médicaments ou aliments?

Présentation d’un nouveau médicament (1 à 4 ans)

Tous les résultats de recherche (fondamentale et clinique) relatifs à une nouvelle substance sont révisés par la Direction générale des produits de santé et des aliments (DGPSA).  Toutes les drogues sont passées en revue par la DGPSA pour assurer, selon toute évidence, la sécurité, la fiabilité et la qualité de la drogue et garantir que toutes les exigences de la DGPSA et la réglementation ont été respectées.  La DGPSA évalue les risques et les aspects bénéfiques de la drogue.  Si l’on juge que, pour un groupe spécifique de patients et suivant une utilisation spécifique donnée, les retombées bénéfiques surpassent les risques connus, la DGPSA approuvera la drogue en émettant un avis de conformité.

Distribution (4 à 6 mois)

Le produit dont la vente a été autorisée est vendu exclusivement dans les pharmacies, habituellement sur présentation d’une ordonnance.  Lorsque certains produits très bénéfiques (par exemple, les analgésiques courants, les antihistaminiques et les antiarthritiques) se sont avérés sûrs et fiables après de nombreuses années d’utilisation, leur vente sans ordonnance (vente libre) est parfois autorisée.

Progrès en médecine vétérinaire

La bonne santé de votre animal de compagnie est directement liée à la recherche sur les animaux.  De nos jours, les vétérinaires utilisent quelque 83 médicaments destinés aux humains, mis au point grâce aux animaux de laboratoire, pour soigner les animaux de compagnie, d’élevage ou la faune malade ou blessée.  On soigne les chiens avec des drogues anticonvulsives et la médication contre l’arthrite, et les chats sont traités contre l’hypothyroïdie et le diabète félin.

Les découvertes que sont les vaccins, utilisés contre les maladies infectieuses animales, contre la rage, le parvovirus, la leucémie féline et l’hépatite infectieuse sont le fruit de la recherche faite avec des animaux.  Nos animaux de compagnie sont protégés contre les parasites que sont les ankylostomes et la Dirofilaria Immitis.  On soigne avec des antibiotiques nos animaux compagnons malades.  Les tranquillisants, les analgésiques et les anesthésiques suppriment l’anxiété, la douleur et la peur qu’ils éprouvaient auparavant quand ces médicaments n’étaient pas en usage.  Tous les jours, ils mangent de la nourriture saine grâce aux études sur la nutrition effectuées sur des animaux.  Ils sont soignés contre le cancer, ils bénéficient de stimulateurs cardiaques, de greffes de la cornée et de transplantations d’organes.

La thérapie par les cellules souches, dont on sait le potentiel pour soigner et réduire la souffrance chez les humains atteints de maladies chroniques, a déjà prouvé son efficacité chez les chevaux dans le cas de tendinites.  La thérapie est aussi utilisée, et la perspective de guérison est prometteuse, chez les chiens atteints d’arthrite et de lésions aux tendons et aux ligaments.

Les animaux de compagnie accidentés en auto ou atteints de dysplasie de la hanche bénéficient actuellement des acquis de la chirurgie orthopédique opérée chez les humains.  De nombreux animaux, auparavant mis à mort, peuvent désormais vivre en bonne santé et plus longtemps.

Dans les années 1950, les singes ont permis de découvrir le vaccin oral antipoliomyélitique.  Lorsqu’il y eut une épidémie de poliomyélite parmi les chimpanzés d’Afrique de l’Est, on envoya des vaccins oraux antipoliomyélitiques pour sauver la colonie de singes atteints.

Rats, souris                                                                                               62%

Poissons                                                                                                     20%

Chiens                                                                                                         .5%

Chats                                                                                                           .2%

Singes                                                                                                          .1%

Autres (lapins, moutons, oiseaux, porcs, bovins, grenouilles)     .17 %

 

Animaux utilisés pour la recherche

Selon le Conseil canadien de protection des animaux, les chercheurs dans les universités et les laboratoires gouvernementaux et commerciaux au Canada ont utilisé 2 054 909 animaux en 2007 à des fins de recherche, d’enseignement et d’essais.

 

Résultats bénéfiques de la recherche sur les animaux

Vaccins contre les maladies

rage

anthrax

variole

diphtérie

poliomyélite

rougeole

hépatite

grippe B

coqueluche

tétanos

rubéole

oreillons

typhoïde

choléra

fièvre jaune

Remèdes-miracles

insuline

agents anti-convulsifs

antibiotiques

anti-inflammatoires

pilule contraceptive

sulfamides

tranquillisants

anesthésiques

analgésiques

antihistaminiques

antimalariques

interféron

stéroïdes (par exemple, la cortisone)

inducteurs de l’ovulation

anticoagulants

agents chimiothérapeutiques

Affections guérissables

scarlatine

calculs biliaires

maladies des dents et des gencives

anémie

rhume des foins

schizophrénie

maladie du groupe Rh

phénylcétonurie

cataracte

anomalies de la cornée

infections des oreilles

carence vitaminique

fractures des os

herpès

dépression

pneumonie

bronchite

acné

allergies

ulcère duodénal

naissance prématurée

chlamydia

Maladies requérant traitements prolongés

polyarthrite rhumatoïde

diabète

fibrose kystique

hypertension

épilepsie

dystrophie musculaire

emphysème

hémophilie

leucémie

Découvertes importantes

ADN

virus et rétrovirus

microscope électronique

coeur-poumon artificiel

électrocardiographe

électroencéphalographie

angiographie

sondes intracardiaques

appareils de dialyse rénale

poumon d’acier

mesure de la pression sanguine

stimulateur cardiaque

hanches et articulations artificielles

radiographie

anticorps monoclonaux

pansements de chirurgie

ultrasons

scintigramme de tomographie informatisé

imagerie par résonance magnétique nucléaire (RMN)

Interventions chirurgicales

transfusions sanguines

pontage coronarien

greffes du rein, du coeur, du poumon, du foie

méthémoglobinémie (Syndrome du bébé bleu)

remplacement des valvules cardiaques

chirurgie abdominale

anomalie cardiaque héréditaire

greffe de la peau (traitement contre les brûlures)

spina-bifida

microchirurgie

cancer du sein

tumeurs du cerveau

malformations congénitales

chirurgie intra-utérine

Autres

réadaptation des personnes ayant subi une attaque

alimentation et administration de médicaments par voie intraveineuse

prothèses orthopédiques

réimplantation des bras, jambes, doigts sectionnés

comment le style de vie influe sur la santé

effets du tabac, de l’alcool, des médicaments

dangers dans le milieu du travail et dans l’environnement

amélioration de la nutrition

Petit à petit...

Les découvertes faites par les scientifiques sur les afflictions qui frappent l’homme nous permettent de mieux comprendre le fonctionnement de l’organisme.  Quel est l’impact des découvertes d’un scientifique sur les travaux des autres chercheurs?  Tel le montagnard qui gravit une montagne inexplorée, les chercheurs progressent lentement et sûrement et posent les jalons nécessaires aux découvertes futures.

Deux scientifiques américains, Comroe et Dripps, ont établi qu’au moins 21 découvertes biomédicales importantes faites sur une période de plus de 300 ans avaient été nécessaires avant de pouvoir mettre au point le pontage coronarien, intervention chirurgicale que subit un Canadien sur quatre.  Les animaux de laboratoire ont contribué à 18 de ces découvertes.  Le chien, en particulier, nous a permis d’acquérir des connaissances inestimables sur la fonction cardiaque.

La conquête de la poliomyélite...

La paralysie infantile (poliomyélite) est apparue subitement, tout comme le sida, invalidant et tuant ses victimes sans merci.  Lors de la première épidémie au Canada, en 1916, aucun remède n’était connu.

1. La lutte contre la poliomyélite commence en 1909, lorsque deux scientifiques (Landsteiner et Popper) découvrent que les singes pouvaient contracter la maladie au contact de l’homme.  La recherche sur les primates permettra aux scientifiques de mettre au point et de tester des vaccins antipoliomyélitiques.

Avant 1917, la recherche sur des souris met fin à la croyance selon laquelle la poliomyélite est une maladie neurologique provoquée par de mauvaises conditions d’hygiène.

2. L’année 1932 marque l’invention du microscope électronique qui permet aux scientifiques d’étudier des formes de vie sub-microscopiques.

3. Stanley découvre l’existence des virus en 1935 en utilisant un microscope électronique et des souris de laboratoire.  Les chercheurs commencent à soupçonner que la poliomyélite provient d’un virus, mais ne peuvent encore isoler le micro-organisme qui cause la maladie.

4. Au début des années 1940, les scientifiques étudiant comment les virus réagissent dans le tractus gastro-intestinal découvrent accidentellement le virus poliomyélitique.

5. Les recherches préliminaires sur le virus poliomyélitique démontrent qu’il se transmet dans l’air ou au contact d’une main contaminée.

6. En 1949, Jonas Salk confirme qu’il existe trois souches de virus causant la poliomyélite.

7. En 1951, Salk publie les résultats d’un essai clinique limité, effectué aux États-Unis, à partir d’un virus poliomyélitique sans vie.  À l’Apothéose de l’épidémie, les parents réclament à cor et à cri la protection de leurs enfants; ils demandent l’administration d’un vaccin, non encore approuvé.

En 1954, un essai clinique majeur effectué en Amérique du Nord prouve que le vaccin de Salk est efficace à 99 p. cent contre les types II et III de souches de poliomyélite; cependant l’épidémie s’est répandue chez les sujets infectés par le virus de type I.

8. En 1955, Raymond Parker de l’université de Toronto découvre une méthode permettant de faire croître le virus poliomyélitique dans des cultures de tissus de rein du singe, frayant ainsi la voie à l’élaboration et à la production en masse d’un nouveau vaccin.  Albert Sabin teste le nouveau vaccin oral du virus poliomyélitique vivant, mais affaibli (atténué), en Union soviétique, lieu d’une première épidémie de poliomyélite l’année précédente.

9. Le vaccin de Sabin-Koprowski, donnant des résultats sûrs et efficaces, est adopté mondialement.  En 1982, l’Organisation mondial de la santé met en garde la communauté médicale contre les effets désastreux que pourrait avoir l’administration du vaccin vivant s’il n’était pas testé au préalable sur des singes.  “Les vaccins sont administrés à de jeunes enfants en bonne santé, souvent à la suite de campagnes publicitaires massives, avant que l’on ait pu en déterminer les dangers.  Les essais effectués sur des animaux pour vérifier l’innocuité de ces vaccins sont un moyen sûr de sauvegarder l’humanité.”

10. La mobilisation mondiale, en 1988, a eu pour effet de réduire grandement le nombre annuel de cas, le faisant passer de centaines de milliers à environ un millier, depuis le lancement du programme.

L’insuline

“L’insuline est un exemple spectaculaire et merveilleux du rôle indispensable que peuvent jouer les animaux dans les progrès réalisés en médecine qui permettent de sauver des vies humaines.” (Michael Bliss, auteur de The Discovery of Insulin)

Il fut un temps où le diagnostic du diabète équivalait à une condamnation à mort.  L’espérance de vie des enfants atteints de cette maladie était de moins d’un an...

En 1921, Frederick Banting et Charles Best furent les premiers à isoler une sécrétion, l’insuline, du pancréas de chiens à l’université de Toronto.  Par la suite, Best extrayait l’insuline du pancréas de vaches et après l’avoir purifiée et filtrée, il la testa avec succès sur des chiens diabétiques.

Le 10 janvier 1922, Banting et Best s’injectèrent mutuellement de l’insuline pour tester ses “effets secondaires indésirables”.  Le jour suivant, Léonard Thomson, âgé de 14 ans, fut le premier diabétique à recevoir de l’insuline à l’Hôpital général de Toronto.

L’insuline, aujourd’hui produit de l’ingénierie génétique, ne permet pas de guérir la maladie, mais seulement de la maîtriser.  Les chercheurs essaient encore de découvrir des moyens d’améliorer le traitement et d’éliminer le diabète, qui est la troisième cause de mortalité en Amérique du Nord.  Et des animaux comme le chien, le rat et le porc contribuent à accroître nos connaissances sur cette maladie.  Les chercheurs dans le domaine biomédical espèrent que dans dix ans ces animaux nous permettront de trouver un remède au diabète juvénile.

Recherche actuelle

Sans l’utilisation des animaux, la recherche biomédicale sur les affections énumérées ci-dessous serait condamnée à régresser :

Sida

maladie d’Alzheimer

maladie de Parkinson

arthrite

fibrose kystique

leucémie

cancer du poumon

cancer du sein

cancer de la peau

malformation congénitale

sclérose en plaques

dystrophie musculaire

fécondation in vitro

chlamydia

greffes coeur-poumon

greffes cœur-rein

diabète

affections génétiques

baisse de l’acuité auditive

vieillissement

dépression

problèmes de comportement

maux de tête

spina-bifida

hémophilie

lupus

pneumonie

syndrome de Tay-Sachs

détresse respiratoire

virus lents

herpès

conjonctivite

grippe

lésions de la moelle épinière

chirurgie de la cataracte

greffes de la cornée

intoxication au mercure

asthme

rhumatisme

cytomégalovirus

anémie

cancer des os

ostéoporose

bronchite

articulations et membres artificiels

glaucome

hypertension

analgésiques

syndrome de Down

athérosclérose

méningite

hépatite

maladie de Hodgkin

maladies immunosuppressives

épilepsie

cancer de l’estomac

cancer de l’intestin

tumeurs du cerveau

surdité

cancer cervical

cancer de l’endomètre

hydrocéphalie

calculs rénaux

emphysème

fente palatine

troubles de la croissance

crises cardiaques

arthrose

hypervitaminose

choléra

anesthésie

problèmes de fécondité

contraception

développement du foetus

greffes de la peau

implantation de dents

gingivite

accidents environnementaux

dérèglement de la thyroïde

obésité

malnutrition

chirurgie orthopédique

ostéomyélite

syndactylie

état de choc

dermatite...

Votre point de vue...

Les animaux représentent un élément essentiel de la recherche biomédicale.  Ils nous protègent, nous aident et constituent le meilleur espoir de découvrir la cause des maladies qui infligent des douleurs, des incapacités et la mort aux êtres humains et aux animaux, tout en offrant les moyens de les guérir et de les prévenir.  Les études sur les animaux, effectuées de façon humaine et responsable, nous assurent une vie saine et un avenir meilleur à nous tous et à nos animaux de compagnie.

La recherche biomédicale, la mise au point de produits et les essais effectués sur leur innocuité n’existent que grâce aux études réalisées sur les animaux de laboratoire.  Bien que les chercheurs s’efforcent de limiter autant que possible l’utilisation d’animaux, l’étude des maladies touchant les êtres humains et les animaux continuera dans un avenir immédiat à se fonder en grande partie sur la recherche portant sur les animaux.

Les progrès continus réalisés dans la recherche biomédicale reposent sur le soutien qu’on lui accorde.  La décision d’éliminer ou de restreindre la recherche en laboratoire avec des animaux compromettra notre avenir.  Nombreux sont ceux qui sont atteints de maladies et d’incapacités incurables.  Les progrès à venir, réalisés en recherche biomédicale, pourraient sauver vos enfants, vos petits-enfants et vous-même.  Cependant, sans l’aide des animaux de laboratoire, nos chances de vaincre le sida, la maladie d’Alzheimer, l’arthrite, la dystrophie musculaire, les maladies cardiaques et rénales, le syndrome de Down, la leucémie et d’autres maladies seraient totalement annihilées.

Les Canadiens pour la recherche médicale vous prie d’examiner tous les faits scientifiques et de tenir compte des préoccupations d’ordre éthique avant d’adopter une opinion sur cette question.  Nous vous enjoignons à appuyer les chercheurs biomédicaux et les efforts justifiés qu’ils déploient afin d’améliorer votre santé et celle de tout le monde.

Publication originale : 1989

Révision publiée en : 2010

© Les Canadiens pour la recherche médicale

 

Qui sont les CRM?

Les Canadiens pour la recherche médicale (CRM) est un organisme national à but non lucratif dont l’objectif est d’aider les adultes et les jeunes du Canada à comprendre les problèmes de recherche médicale, les processus scientifiques et leur impact par l’éducation et la promotion.

Le CRM est d’avis que l’utilisation d’animaux sur une base continue et responsable est indispensable à la recherche biomédicale qui nous permettra de trouver des remèdes aux diverses maladies, de soulager les douleurs et les souffrances et d’améliorer la qualité de vie des êtres humains et des animaux.

Les membres du CRM respectent les normes élevées énoncées dans le “Manuel sur le soin et l’utilisation des animaux d’expérimentation” et “Principes régissant l’expérimentation sur les animaux” du CCPA et sont prêts à assurer le respect de ces normes au Canada.

Le CRM encourage l’établissement et l’utilisation de méthodes d’essais fiables n’utilisant pas d’animaux, mais il a la conviction qu’il n’est pas moralement condamnable d’utiliser des animaux de laboratoire s’il n’existe aucune autre possibilité acceptable.

Publication originale : 1989

Révision publiée en : 2010

© Les Canadiens pour la recherche médicale