Chats & Recherche

Même si les chats représentent chaque année moins de l pour cent des animaux utilisés dans le cadre des recherches biomédicales, le rôle qu’ils jouent dans certains secteurs de la médecine n’est pas négligeable. Vous trouverez ci-dessous un certain nombre d’exemples à ce chapitre.

SYNDROME D’IMMUNODÉFICIENCE ACQUISE (SIDA)

Les chats infectés par un virus félin peuvent développer le sida félin. Le virus félin et le virus humain sont tous deux des rétrovirus qui détruisent l’aptitude du système immunitaire à lutter contre les infections virales. Ces deux infections rétrovirales se traduisent par les mêmes symptômes : gonflement des ganglions lymphatiques, perte de poids marquée, infection des muqueuses et du système respiratoire. Les chercheurs ont également élabore un vaccin qui protège les chats contre le virus de la leucémie féline, technique qui affiche un excellent potentiel comme modèle d’étude d’un vaccin contre le sida destine à l’être humain.1

VISION

Les recherches menées sur le chat qui ont condit a l’identification des voies qui assurent le transfert d’information entre l’œil et le cerveau et qui ont été couronnées par le Prix Nobel de médecine prouvent d’ores et déjà que le développement adéquat de la vision repose sur la stimulation des neurones visuels. Ces résultats ont fait progresser notre compréhension des maladies de l’œil comme l’amblyopie et le strabisme.2 Les chats ont également joue un rôle non négligeable dans les recherches sur le glaucome et la chirurgie de la cataracte.3

SYSTÈME NERVEUX

L’anatomie du système sensoriel du chat est for bien documentée. Les similitudes qui existent entre le système neurologique du chat et celui de l’être humain en font un excellent modèle d’étude de la moelle épinière, de la vision et d’autres fonctions du système nerveux.

  • Les recherches effectuées sur le chat on fait progresser notre compréhension du fonctionnement des neurones, de la transmission chimique des influx nerveux, des fonctions spécifiques des cellules nerveuses, de l’organisation fonctionnelle du cerveau et des mécanismes de transmission des influx nerveux.
  • Les chats permettent d’évaluer comment l’être humain se remet de blessures traumatiques ou d’accidents vasculaires cérébraux.
  • Le chat peu développer des gangliosidoses, trouble de stockage des lipides qui provoque des anomalies au niveau du squelette et le retard mental chez l’être humain, ce qui en fait un excellent modèle animal pur l’étude de cette maladie.4

TROUBLES DE L’AUDITION

L’être humain comme le chat peu perdre l’ouïe a l’issue d’une exposition au bruit. Ce point commun permet d’étudier les effets du bruit sur le chat et de transférer les données recueillies à l’être humain.

L’exposition à un bruit intense peut également provoquer l’acouphène, sensation chronique de tintement aigu dans les oreilles. Même si les études menées sur le chat ont abouti à la conception de méthodes visant à supprimer l’acouphène, les recherches actuelles visent essentiellement à mettre au point un traitement contre cette maladie.5

DIABÈTE

Les chats diabétiques, quoique rares, constituent des modèles utiles pour l’étude du diabète humain. Une Meilleure connaissance de la protéine qui empêche la production d’insuline chez les chats comme chez l’être humain pourrait conduire a la découverte d’un traitement contre le diabète.6

TOXOPLASMOSE

Des milliers de nourrissons atteints de toxoplasmose naissent chaque anne aux États-Unis. Cette maladie est provoquée par un parasite qui se reproduit dans l’intestin du chat. Des recherches utilisant le chat sont effectuées en vue de mettre au point un traitement et des mesures protectives contre cette maladie.7

MALADIES ANIMALS

La recherche biomédicale a conduit à l’amélioration des techniques de chirurgie animale et a l’élaboration de nouveaux vaccins pour prévenir un certain nombre de maladies animales. Au cours des 30 dernières années, la sante du chat domestique s’est améliorée de façon spectaculaire, avec une prolongation de son espérance de vie de six a huit ans, ce qui permet a certains chats de vivre jusqu’a 20 ans.

BIBLIOGRAPHIE
1 Shelton GH; Linenberger ML, Grant CK,  Abkowitz JL. Hematologic manifestations of feline immunodeficiency virus infection. Feline Retrovirus Clinic, Pacific Northwest Research foundation, Seattle, WA. Blood 1990 Sept 1:76(6):1104-0.

2 Friedlander, Michael J., Martin, Kevan A.C. and Wassenhove-McCarthy, Deborah: Effects of monocular visual deprivation on geniculocortical innervations of area 18 in cat. J. Neurosc 11(10):3268-3288, 1991.

3 Galin, MA, Fetherolf, L, Sugar, A: Binkhorst lecture 1 Experimental cataract surgery. Opthalmology 86:213-218, 1979.

4 Baker, HJ: Animal models of human gangliodoses. In: Andres, Altman and Ward (eds.), Spontaneous Animal Models of Human Disease. Academic Press, NY, 1980. Baker, HJ; Walkley, SU; Ratazzi, MC’ Singer, HS’ Watson, HL and Wood, PA: Feline Gangliosidosis as models of human lysosomal storage diseases. In: Animal Models of Inherited Metabolic Diseases, Alan Liss, NY, 1982.

5 Evans, EF; Wilson, JP and Borerwe, TS: Animal models of tinnitus. Ciba Found. Symp. 85:103-138, 1981.

6 Panciera DL; Thomas CB; Eicker SW; Atkins CE Epizootiologic patterns of diabetes mellitus in cats: 333 cases (190-1986). J Am Vet Med Assoc 1990 Dec 1; 197(11); 1504-8.

7 Peterson JL; Willard MD; Lees GE; Lappin MR; and others. Toxoplasmosis in two cats with inflammatory intestinal disease. J Am Vet Med Assoc 1991 Aug 15; 199(4):473-6.